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Des tranches de vie, des fictions, et des récits loufoques. Des parcours d’enfance, des périples, des carnets de voyages atypiques en Inde, en Thaïlande, au Laos, en Espagne… Une écriture pas trop policée, parfois écorchée. Bonne lecture. ‘Déconseillé aux enfants)

Short stories, slices of life, or crazy one. Childhood, teenage years, adventures, not very classic travel diaries in India, Thailand, Laos, Spain… I ipologize : My translations are far to be perfect. Good reading. (Not suitable for children)

Une p’tite trace, et la caravane passe

Une p’tite trace, et la caravane passe

Tapi au plus profond de l’obscurité de sa capuche alors qu’un soleil aussi radieux qu’insolent commençait à peine à s’incliner vers l’Ouest, un type à la peau grise de ceux qui avait confondu drogues festives et perfusion à vie basculait son corps sur le trottoir dans un déséquilibre improbable, pendant que deux types aux pintes de bière bien mousseuses avaient une conversation des plus animées autour d’une des tables de la terrasse du bar.

Deux clowns à l’hippodrome

Deux clowns à l’hippodrome

Je n’ai jamais été très fan de compétitions, encore moins lorsqu’elles impliquent des animaux, mais, cinquante ans ça se fête, surtout lorsque ce sont ceux de mon pote de lycée, mon frangin, mon poteau : Mathieu. Je le connaissais grand adepte des courses épiques, j’ai donc mis mes valeurs et ma moralité de côté, d’autant que j’étais à l’origine du projet et que l’on jouait « doublé-gagnant », puisque c’était aussi mon anniversaire.

Le tremblement vagabond

Le tremblement vagabond

Le tremblement vagabond a-t ’il déjà parcouru ton corps ? Cette petite vibration qui se permet de te surprendre lorsque tu n’es déjà pas dans ton élément, ajoutant au malaise la sensation d’une névrose galopante, agrémentée de ce petit refrain dans ton esprit :
Les gens voient-ils ce petit tremblement qui agite ma paupière ?

Manu

Manu

Manu était gangréné par une colère intérieure aux origines multiples et insondables. Une rage profonde et sourde qui ne passait pas et que rien au monde ne semblait pouvoir adoucir. Une sale humeur qui coulait dans ses veines et lui bouffait les tripes depuis plusieurs années, alimentée par toutes les merdes de la vie qui s’y amoncelaient et s’y agglutinaient sans relâche. Une tension constante qui crispait son système nerveux. Un nœud qui allait forcément devoir éclater à défaut de pouvoir se dénouer. Un éclatement aux conséquences irréparables.

Invasion passive

Invasion passive

Ça m’était déjà arrivé en cauchemar ; sous différentes formes. La plus fréquente étant celle où j’ai beau changer constamment de pièce dans une immense baraque, la personne que je ne veux absolument plus voir, arrive toujours à me retrouver. La baraque peut autant avoir la taille du monde que celle de l’univers, je peux changer autant de fois de pièces et courir aussi vite que je peux, au moment où je me sens enfin en sécurité, elle entre dans la pièce. J’appelle ça des cauchemars intrusifs, ou comment une personne indésirable arrive à m’atteindre dans mes refuges les plus intimes et les plus secrets, jusque dans mes rêves.

Il pleut

Il pleut

– Il pleut…
– Bergère ?
– Hein ? Non, pas du tout ! Il pleut…
– C’est normal, c’est l’hiver !
– Euh… non plus. Et je te signale qu’on est toujours en automne ! Il pleut…
– C’est la faute à Voltaire ?
– Y a aucun rapport, là !